Pour une école sans harcèlement – PESH

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Pesh

La lutte contre le harcèlement, un vrai travail d’équipe !
partager sur Google+ partager sur Twitter partager sur Facebook   Publié le 19-09-2022

« Agir rapidement et efficacement » : telle est la ligne de conduite de la cellule PESH (Pour une Ecole Sans Harcèlement), créée en 2019 par la Province de Liège.

« Pesh est un service support à destination des professionnels de l'enseignement. Une de ses missions principales est de mettre en place une équipe de référents "harcèlement" dans chacune des 14 écoles de l'enseignement secondaire provincial. En plus de cet objectif, d'autres actions le complètent : accompagner sur le terrain, systématiser le travail, mettre en place un dispositif de gestion de crise et, sans cesse, recenser et initier des pratiques innovantes en matière de harcèlement en milieu scolaire » explique Maxime CORNET, Coordinateur du service.

Une diversité de profils

Parmi les écoles qui participent activement à ce projet, il y a l'IPEA de la Reid. « Dans tout groupe, il peut y avoir des conflits » explique Christine ROSE, la Directrice. « Tout élève qui se sent harcelé est considéré comme tel, nous n'émettons aucun doute » ajoute-t-elle.

Ce ne sont pas moins de 16 référents qui veillent au bien-être des plus de 800 élèves de l'établissement. « Ces référents sont des membres du Centre PMS, de la Direction, des enseignants, des éducateurs et des membres du personnel technique et administratif ». Cette diversité de profils permet de repérer des situations avérées ou potentielles de harcèlement dans les divers moments de la vie d'un élève, lors des déplacements scolaires par exemple. « Un élève a d'ailleurs parlé à un chauffeur d'un problème de harcèlement qu'il subissait » explique Christelle PETRE, Brigadière et référente. Elle-même, par sa fonction, observe les comportements des élèves en dehors des classes, dans les couloirs, la cour de récréation, …

Une communication transversale

Cette confiance entre élèves et équipes pédagogiques s'est installée grâce à la sincérité dans l'action et à une communication bien gérée.

« En début d'année scolaire, nous informons tous les élèves du soutien qu'ils peuvent trouver auprès de tout le personnel de l'établissement » poursuit Christine ROSE. Ce message passe par des animations du centre PMS, des affiches et une réunion en début d'année scolaire.

L'ensemble du personnel est aussi informé de la politique de prévention et de lutte contre le harcèlement scolaire et des référents formés et prêts à agir.

En procédant de la sorte, d'une part, chaque élève sait qu'il peut trouver de l'aide en cas de problème auprès de tout membre des équipes de l'établissement, et d'autre part, chaque membre du personnel est apte à agir ou à trouver rapidement un référent qui interviendra de façon adéquate.

Pour l'année scolaire à venir, une journée « Bien-être » va être organisée, « dans laquelle nous intégrerons le harcèlement" précise Christine ROSE

Le harcèlement, je fais le choix de voir !

La philosophie qui sous-tend l'action des référents se base sur trois principes :

- J'observe.

- Je dis stop !

- Je transmets, je relaie l'information à un référent.

« Sur cette base, nous montrons que nous refusons de fermer les yeux » explique Christine ROSE. "De plus, ce travail en équipe est riche. Nous avons chacun des rôles et des sensibilités différents. On se complète » ajoute Christelle PETRE

Cette action innovante et concertée s'inscrit clairement dans la notion de climat scolaire, élément déterminant dans la qualité de vie des acteurs de l'enseignement.

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